mardi, 22 mai 2018

Chansons et texte

Le temps s'en va

Malicorne a été un groupe emblématique des années 70 et du folk français des chansons anciennes quelque fois chantées à capella magnifique

Malicorne à la Rochelle en 2010 lors d'un concert de reformation, faut-il toujours refaire ces concerts où vaut-il mieux garder un beau souvenir.Nous ne sommes pas les seuls à regretter nos années 70!

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Le condamné à mort Jean Genet

Quiconque s'intéresse de près à Etienne Daho ne sera pas étonné : voilà déjà plusieurs années qu'il chante en concert Sur mon cou, extrait du Con damné à mort de Jean Genet, long poème écrit en 1942 et ode, parfaitement explicite, au désir homosexuel. Ceux qui connaissent bien l'histoire de la chanson française ne seront pas davantage surpris d'entendre ici non plus un extrait, mais son intégra lité : cette adaptation existe depuis les années 1960, époque durant laquelle Hélène Martin, figure de la rive gauche et interprète des poètes, l'a mise en musique. C'est cette version qu'Etienne Daho a choisi de reprendre et d'enregistrer - mais ce n'est pas à Hélène Martin qu'il a fait appel pour l'accompagner. Il a choisi Jeanne Moreau, icône absolue qui, au- delà de son inattaquable talent, a l'avantage d'avoir côtoyé Genet, personnellement et artistiquement. Ce disque n'a rien d'une incongruité. Voilà sans doute pourquoi il est réussi. Car autant le dire, nonobstant son prestigieux casting, le pari était sérieusement casse-gueule. Pour Daho, surtout : on ne chante pas inopinément un texte aussi cru lorsque l'on a (à tort ou à raison) une image pop, légère et dansante, un brin évanescente. Or, loin d'être gêné par le langage quasi organique du texte, ses considérations physiques bien plus que sentimentales, le chanteur y paraît au contraire totalement à son aise, comme libéré d'une pudeur qui jusqu'à présent le retenait. Sa voix n'est plus sous-mixée comme par le passé, elle est très avant ; et les mots ne se fondent plus dans les nappes de synthé, ils se détachent avec une précision d'orfèvre. En somme, jamais Daho n'a aussi bien chanté. Il fallait l'audace de Genet pour nous le révéler ; libre ensuite à chacun d'être touché ou pas - le propos érotico-gay sera de toute façon trop segmentant pour plaire à tout le monde. Quant à Jeanne Moreau, la récitante, elle se montre particulièrement convaincante dans la dédicace qui remet le texte dans sa perspective historique. Et qui fait de l'objet plus qu'un disque, un document.

Nouvelles musicales

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