Gouliseuse
  • Bonjour
  • Lu en 2025/26
  • Poésie
  • Les auteurs
    • Les auteurs découverts récemment
    • Liste des auteurs
    • Langue des auteurs
  • voir et entendre
    • Goulimage
    • Goulyrique
  • Livres
  • Lu par année

Télérama. Dernier Quignard

Le conte est une des formes qu’emprunte volontiers la prose de Pascal Quignard. De livre en livre, l’écrivain les reprend ou les invente, les assem­ble et les prolonge, et les commente à sa ­façon, pseudo-savante, les spé­cu­lations, les hypothèses, la licence médi­tative se confondant souvent, dans ses élaborations, avec l’érudition véritable et d’inquantifiables rémi­niscen­ces de lectures. « Perles coriaces du monde préhumain, tels sont les con­tes. Ils touchent au non-verbalisable. Ils restent des images, allergiques à la ­signification symbolique », écrit-il dans L’Enfant ­d’Ingolstadt, nouveau jalon — le dixième — de l’édifice poétique sans ­limites qu’est Dernier Royaume. Blocs d’énigme pure, rétifs à l’exégèse, les con­tes s’adressent non pas à notre ­esprit, à notre intelligence, mais au « fauve » qui demeure en chacun de nous comme une « force indisciplinable » : « J’appelle fauves les êtres indomesticables qui règnent dans tous les corps sexués qui restent du monde ­animal, y compris les nôtres. J’appelle songes les séquences d’images involontaires projetées sur la paroi interne de la caverne céphalique de si nombreuses bêtes vivantes, au cours de leur sommeil, y compris le nôtre. » Consacré, écrit Pascal Quignard, « à ‘‘l’attrait’’ de tout ce qui est faux dans l’art et dans le rêve », cet Enfant d’Ingolstadt en apparence merveilleusement digressif voire hétéroclite, en profondeur d’une grande cohérence, s’offre à lire en réalité comme le prolongement de la méditation sur le langage qui fonde et unit l’œuvre de l’auteur. Une œuvre aiman­tée par la quête des origi­nes, ce que l’écrivain nomme le « jadis », non pas un temps passé mais « un monde antérieur à la vie atmosphérique, ou au langage, ou à la civilisation […] Un monde obs­cur, aphone, solitaire et liquide » dont l’homme est pour toujours orphelin, et dont lui, Quignard, ne se lasse de scruter l’absence.Nathalie Crom

Les critiques

  • Pascal Quignard, l'écrivain qui défie la...

Etiquette

ingolstadtquignard
  • Chansons et texte
  • Musique
  • Gouliseuse
  • Les films
  • Les documentaires
  • Gouliseuse