Télérama Un été norvégien
Été 1978. C’est le temps des utopies pour Haraldur et son ami Jonni. Ils lisent et écrivent de la poésie, citent Bob Dylan en marchant dans les rues de Reykjavik. Ils n’ont pas un sou en poche mais voudraient découvrir la Norvège, puis l’Italie, la Grèce, Paris. Le roman d’Einar Már Gudmundsson est empreint de l’idéalisme de la jeunesse et de la mélancolie du souvenir. Haraldur et sa poignée de copains se font embaucher dans les montagnes norvégiennes. Plus tard viendra la rencontre avec Inga, qui transformera les vacances en expérience initiatique. Sans doute d’essence autobiographique, l’histoire de cette Beat generation islandaise a quelque chose d’universel. Haraldur et les autres finiront par prendre un billet d’avion pour rentrer à la maison. Reste l’écriture, qui sauvera Einar Már Gudmundsson et le maintiendra dans l’insolente liberté de la création.Christine Ferniot