La drogue de Sollers
Dans Médium, Philippe Sollers raconte son quotidien d'écrivain et donne des détails sur sa vie intime : sexe et drogue. "Je ne dirais pas le produit que je prends car je n'ai pas l'intention de me faire dévaliser sur cette affaire. Cela reste strictement privé. Ma drogue me rend asocial, mais je ne donnerai pas son nom car je suis l'un des rares, rares, rares, utilisateurs de ce que j'appelle ce produit." Il dénonce tous ces romans qui, à chaque rentrée littéraire, sont "poubliés", contraction de "publié" et d'"oublié". Pourtant, ce système qu'il dénonce, Philippe Sollers en fait partie. Comme auteur, mais surtout comme éditeur, car il ne publie pas que des livres exceptionnels. "Dans la poubelle que je dirige (Gallimard), très recherchée par les clochards du coin, il y a dix livres, c'est faisable en qualité, mettez quatre ou cinq et ce serait une année exceptionnelle. C'est un des métiers où la perte d'argent est la plus considérable. Cela pose un problème de savoir quel est l'intérêt de faire cela."voir le site